L'histoire du Moulin de l'Arbalète

Au début du siècle dernier il existait  9 moulins entre la source de la Scie à 1,5 km et la sortie d’Auffay à 5 km (l’Arbalète, la Pierre, 2 à Vassonville, Laiterie de Saint Denis, 3 à Auffay, 1 à la sortie d’Auffay sur Heugleville).

 

 

Un peu d'histoire : 

 

Les archives exploitables concernant l'existence du moulin remontent à 1522 (François 1er).

 

Auparavant le site était géré par les moines de l'Abbaye de Saint Victor en Caux.

 

Une réédification du moulin sera effectuée en 1748. En 1788 la roue est alimentée par un canal de déviation qui sert à conduire l'eau de la rivière, la Scie, au moulin (le bief).

 

Après la Révolution (1791) la nation vend le moulin. On compte 9 propriétaires successifs à ce jour.

Jusqu'en 1801 la roue activant le moulin recevait l'eau par le milieu, depuis cette date, elle le reçoit par le dessus ce qui amène davantage de puissance.

Vers 1840-1848 un mécanisme en fonte est installé à l'intérieur et le moulin est surélevé (un étage à l'origine).

C'est également à cette période qu'est construite à proximité la voie ferrée qui relira bientôt Rouen à Dieppe, occasionnant beaucoup de modifications dans la vallée de la Scie.

La roue en bois est changée vers 1930 contre une autre métallique. En 1935 un pont en bois enjambe le gué, il est remplacé en 1979 par un passage en dur. Entre 1992 et 1994, a lieu la réfection du mécanisme et de la maçonnerie qui le supporte ainsi que la réinstallation d'une seconde paire de meules.

 

 

L'appellation "Arbalète" : 

 

Aucune information n’est disponible sur les raisons de cette appellation du moulin. Cependant nous pouvons nous reporter à quelques définitions.

Arbalète : arc d'acier monté sur un fût appelé "arbrier" en se bandant avec un ressort, proscrite par l'église au XIIème siècle comme trop perfide. L'arbalète fut employée jusqu'au XVIème siècle.

Elle envoyait à 150 m des traits ou carreaux.

C'est aussi un instrument composé d'une poignée d'acier, employé par certains ouvriers en métaux pour rendre moins fatigant le travail à la lime. 

L’arbalète est aussi un piège pour les petits mammifères nuisibles.